Région Centre-Val de Loire

Région Centre-Val de Loire

Présentation du territoire régional

En résumé

Quatrième région par sa superficie, le Centre-Val de Loire s’étend sur 39 151 km2. Avec 2,56 millions d’habitants au 1er janvier 2013, soit 4,1 % de la population métropolitaine, la région se situe au 10e rang national. Sa densité, de 65 habitants par km2, moitié moindre que celle de la métropole, en fait une région peu peuplée. La densité de population est plus forte sur l’axe ligérien où vivent la moitié des habitants.

Composée de six départements, la région ne compte que deux villes de plus de 100 000 habitants : parmi les plus grandes villes de France, Tours se classe 26e avec 135 000 habitants, devant la capitale régionale Orléans, au 32e rang (115 000 habitants). Les autres préfectures de département, Bourges, Blois, Châteauroux et Chartres, comptent une population comprise entre 39 000 et 66 000.

Les flux migratoires dominés par les échanges avec l’Île-de-France

De 1999 à 2012, la population régionale augmente de 5 %. Sous l’effet d’une reprise de la natalité et d’une baisse de la mortalité, l’accroissement naturel se consolide, sauf dans les départements du sud de la région (Cher et Indre) où le solde naturel est déficitaire. Les flux migratoires sont particulièrement élevés, autant les entrées dans la région que les sorties, et dominés par les échanges avec l’Île-de-France. Le solde migratoire reste favorable à la région. Il est positif à tous les âges excepté pour les jeunes de 18 à 24 ans, nombreux à quitter la région pour finir leurs études ou accéder à un premier emploi.

L’accroissement de population est plus important en zone périurbaine, alors que la démographie continue de ralentir dans les pôles urbains et marque le pas dans l’espace rural. En 2011, le produit intérieur brut (PIB) de la région Centre-Val de Loire s’élève à 65,4 milliards d’euros. Après un recul en 2009 dû à la crise, il a repris sa progression. La région se classe au 11e rang pour son PIB par habitant.

La partie nord de la région, contiguë à l’Île-de-France, bénéficie de l’influence économique de cette dernière, avec laquelle elle entretient de nombreux flux migratoires pendulaires. Son économie, traditionnellement spécialisée dans les activités agricoles et industrielles, avec un secteur tertiaire légèrement sous-représenté, notamment dans le sud régional, très marquée par une spécialisation agricole dégageant une plus faible part de la richesse régionale.

Une économie de tradition industrielle et agricole

Le Centre-Val de Loire est la première région céréalière de France et d’Europe, et l’économie régionale conserve un caractère fortement agricole.

Près des trois quarts de la valeur ajoutée dégagée proviennent du secteur tertiaire contre 80 % au niveau métropolitain.

De même, l’industrie génère encore une part importante du PIB (17 %), notamment la pharmacie, la chimie, la cosmétique, le caoutchouc-plastique, les équipements mécaniques, le matériel électrique, électronique et informatique. Elle permet à la région d’enregistrer des excédents commerciaux.

La région s’est dotée de pôles de compétitivité de renommée internationale, notamment le pôle Cosmetic Valley fédérant les entreprises de la parfumerie et des cosmétiques, le pôle des Sciences et Systèmes de l’Énergie Électrique (S2E2) orienté dans les nouvelles sources d’énergie, et Elastopôle spécialisé dans le caoutchouc industriel et les pneumatiques.

Entre 2008 et 2011, l’emploi total diminue de 1,4 %. L’économie régionale reste pénalisée par le chômage, dont le taux s’établit à 9,9 % contre 10,4 % pour la métropole au premier trimestre 2013 : en 2009, ces taux atteignaient 7,8 % et 8,6 %. La région se situe au 10e rang national en 2013. L’écart avec la métropole s’est réduit (de 0,8 point en 2009 à 0,5 en 2013).

Les régions de l’ouest sont moins touchées (9,1 %) alors que le Languedoc-Roussillon et le Nord Pas-de-Calais sont les plus atteintes (plus de 14 %).

Le revenu fiscal médian régional s’établit à 19 211 euros (contre 18 737 euros pour la France de province) toujours supérieur à celui des autres régions du pourtour de l’Île-de-France. La part des ménages imposés est de 61,3 % contre 58,7 % pour la province et 61,0 % pour la métropole.

Par ailleurs les ménages les plus modestes disposent de revenus moins faibles qu’en province ainsi qu’en métropole (de près de 800 euros).

Source : INSEE – Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (nouvelle fenêtre)